REDIGER SA THESE

L’ensemble du travail de recherche effectué lors du doctorat doit être présenté de façon écrite dans un manuscrit de thèse. La rédaction de la thèse est une étape intégrante du projet doctoral qui doit être prise en compte durant toute la durée des travaux de recherche.

Selon l’article 24 de l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat, le travail de thèse doit prendre une forme numérique selon les prescriptions de l’établissement de soutenance.

Le manuscrit de la thèse est un document scientifique structuré, qui contient, notamment, une présentation du sujet de thèse ainsi que de la problématique, un état de l’art qui fait l’état des connaissances du sujet de thèse au moment du travail de recherche ainsi qu’une présentation des résultats obtenus par le doctorant et leurs mises en perspective. Une structure définie est importante afin de faciliter la diffusion. Afin de pouvoir l’identifier rapidement le manuscrit comme une thèse, il est nécessaire de respecter les codes de lecture qui lui sont généralement associées.

Structuration de la thèse

Le manuscrit de la thèse est un document scientifique dont la structure est définie par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation afin d’assurer une certaine cohérence de présentation au plan national et de faciliter le signalement et la consultation de la thèse. Ainsi, on doit retrouver dans une thèse, au moins les éléments de structures suivants :

  • Page de couverture de la thèse

Pour la page de couverture de la thèse, le doctorant doit impérativement utiliser la page de couverture mise à disposition par la Collège Doctoral LR

  • Les pages liminaires
  • La table des matières
  • Le corps de la thèse
  • Les sources
  • Les annexes
  • L’index

 Normes et formats de mise en page

Pour garantir la bonne lisibilité d’une thèse, il est conseillé de

  • Justifier son texte ;
  • Choisir une typographie lisible, de taille 12 ;
  • Définir un interligne simple, qui permette la prise de note du jury ;
  • Laisser une marge de 2,5 cm à gauche et à droite, de 1,5 cm en haut et de 2 cm en bas ;
  • Numéroter les pages de votre thèse.

Un Guide pour la rédaction et la présentation des thèses – A l’usage des doctorants de 2007, a été mise en place par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

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Petites leçons de Typographie de Jacques André (3 novembre 2012)

Jacque André propose, dans le document ci-dessous, une présentation des règles typographiques qui font consensus au sein de la communauté des chercheurs. En respectant, au maximum, ces règles, les doctorants s’assurent de présenter un travail lisible par l’ensemble de ses pairs.

La thèse conduit à la délivrance d’un diplôme national français. Il est ainsi de règle qu’elle soit rédigée et soutenue en français comme le stipule l’article 11 de la loi du 14 août 1994 relatif à l’emploi de la langue française : « La langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires dans les établissements publics et privés d’enseignement est le français, sauf exceptions justifiées par les nécessités de l’enseignement des langues et cultures régionales ou étrangères ou lorsque les enseignants sont des professeurs associés ou invités étrangers ».

Un courrier ministériel du 15 avril 1995 précise que « La thèse conduisant à la délivrance d’un diplôme national français, il est de règle qu’elle soit rédigée et soutenue en français. Toutefois, il peut arriver que, pour des raisons scientifiques, le sujet traité exige l’introduction d’une autre langue que le français. Il appartient alors aux différents conseils d’établissements d’en décider. Dans ce cas cependant, un résumé oral et écrit de la thèse devra toujours être fait en français ».

Pour les thèses en cotutelles, conformément à l’article 21 de l’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la cotutelle internationale de thèse : « La langue dans laquelle est rédigée la thèse est définie par la convention conclue entre les établissements contractants. Lorsque cette langue n’est pas le français, la rédaction est complétée par un résumé substantiel en langue française. »

La bibliographie est un élément essentiel du travail de thèse qui permet de répertorier l’ensemble des ouvrages, articles et éléments numériques consultés lors de l’élaboration de la thèse. Elle permet aux lecteurs de connaître les sources utilisées et les documents consultés dans le cadre du travail de recherche. La rédaction d’une bibliographie permet d’élever le travail de recherche en appuyant ses propos par des affirmations et démonstrations déjà faites par d’autres auteurs. La bibliographie marque également la preuve d’une éthique professionnelle en reconnaissant les travaux d’autres chercheurs.

Ce travail de référencement peut se relever volumineux et compliqué à gérer, les références doivent être organisés selon des normes internationales. Il en existe plusieurs pour rédiger une bibliographie : ISO (International Standard Organization), APA (American Psychological Association), MLA (Modern Language Association), etc. Les normes sont choisies en fonction de la discipline de la thèse ou de l’université. Ces normes permettent d’assurer la présentation et la description complète d’un document (auteur, titre, édition, collection, année de publication, lieu d’impression). Les références peuvent être classées de différentes manières : ordre alphabétique du nom de l’auteur ou du titre de du document, ordre chronologique, ordre thématique.

Pour accompagner les doctorants rédigeant une thèse, il existe des outils de gestion bibliographie parmi lesquels Zotero, un logiciel libre et gratuit, qui :

  • permet de collecter et stocker des textes ou résumés de ressources documentaires ainsi que les données bibliographiques associées
  • facilite l’organisation, le tri, l’indexation et l’annotation des données bibliographiques
  • créé automatiquement des références bibliographiques (notes de bas de pages et citation dans le texte) et des bibliographies (par thème ou par ordre alphabétique)

Télécharger Zotero

 Le Collège Doctoral Languedoc-Roussillon met en place des formations à l’utilisation de Zotero.

Consulter ADUM

Face à la difficulté que représente un travail de thèse, certains doctorants sont tentés d’utiliser les travaux de recherche réalisé par une autre personne pour alimenter son manuscrit de thèse, en dépit de l’éthique professionnelle.

Qu’est-ce que le plagiat ?

“Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. » (Code de la propriété intellectuelle, Legifrance, art L 122-4).

Autrement dit le plagiat c’est le fait de s’approprier l’analyse, la réflexion ou/et le travail rédactionnel d’une autre personne en le présentant comme étant le sien, sans citer l’auteur initial.

Dans quel cas y a-t-il plagiat ?

Le plagiat peut se présenter de différentes manières.

  • Le plagiat direct ou le « copier-coller » : se produit lorsqu’un auteur utilise les idées ou copie le texte, mot à mot, d’un ou de plusieurs autre(s) auteur(s) sans le(s) citer ou utiliser des guillemets, présentant cela comme étant son propre travail. Il s’agit du plus grave type de plagiat qui existe dont peuvent résulter des sanctions disciplinaires, académiques et judiciaires.
  • La paraphrase : c’est-à-dire utiliser l’idée d’autres auteurs en l’expliquant avec ses propres mots est aussi considéré comme étant du plagiat. En effet, si la source de l’idée ou du concept paraphrasé n’est pas cité, alors cela est considéré comme une appropriation et donc une forme de plagiat.
  • La traduction est le fait de traduire le travail et les idées d’un auteur d’une langue étrangère et de le présenter comme étant le sien sans citer l’auteur initial. Il s’agit de nouveau d’une forme de plagiat.
  •  Acheter le travail d’une autre personne : ou demander à un proche de rédiger une partie ou la totalité du travail de thèse est une forme de plagiat. En effet l’auteur prétend que les idées ou les mots présentés sont les siens or ce n’est pas le cas.
  •  L’auto-plagiat c’est lorsqu’un auteur utilise ses travaux antérieurs sans les citer explicitement.

Quels sont les sanctions encourues en cas de plagiat ?

Les sanctions encourues, en cas de plagiat, dépendent des politiques de l’établissement mais aussi du degré du plagiat.

L’auteur accusé de plagiat encourt également des poursuites judiciaires et pénales. Les articles L335-2 et L335-3 du Code de la propriété intellectuelle stipulent que des sanctions graves peuvent être prononcées allant jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

La personne accusée de plagiat peut aussi subir des sanctions psychologiques notamment vis-à-vis de sa réputation. En effet, son honnêteté intellectuelle est remise en question ainsi que son travail et ses recherches passés et futurs.

À noter que même si le plagiat n’est pas découvert au moment de la validation de la thèse, il peut faire l’objet de sanctions par la suite, même des années après l’obtention du diplôme.

Comment éviter le plagiat ?

  • L’une des raisons pour lesquelles les doctorants sont amenés à plagier est le manque de temps dans la réalisation de leur travail de thèse. Organiser son travail est donc l’une des façons les plus simple pour éviter de plagier un auteur.
  • Pour ne pas être accusé de plagiat, il est important d’apprendre à citer correctement ses sources. Une source permet d’identifier distinctement l’auteur des informations que vous utilisez.

Pour citer ses sources en évitant le plagiat, il existe de façon de faire : en utilisant le texte telle quelle en ajoutant des guillemets ou en paraphrasant c’est-à-dire en reformulant l’idée avec vos propres mots. Dans tous les cas, il faut citer l’auteur, soit dans le texte ou en note de bas de page, et indiquer la source complète dans la bibliographie.

  • Il existe un plagiat dit « accidentel » lorsque les sources sont mal présentées ou oubliées. Pour éviter cette situation, il est possible d’utiliser des outils anti-plagiat disponibles en lignes.
  • Suivre des formations à l’éthique professionnelle est aussi un moyen sur pour éviter le plagiat. Par ailleurs, la formation à l’éthique de la recherche et à l’intégrité scientifique des doctorants au cours de leur formation est obligatoire. Elle est dispensée sous forme de MOOC ce qui permet aux doctorants de s’organiser comme ils le souhaitent pour suivre cette formation.

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Couverture de thèse

Télécharger le document à utiliser en tant que première de couverture pour les thèses de doctorat réalisées au sein de l’une des écoles doctorales du Collège Doctoral Languedoc-Roussillon

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Accessibilité

Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vous propose un livret afin de rendre vos contenus (mémoire, thèse, publication) plus accessibles

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